Sujet : 16e

4 résultats

OVIDE

GRATII POETAE, QUI AUGUSTO principe floruit, De venatione liber I. P. Ovidii Nasonis Halieuticôn liber acephalus. M. Aurelii Olympii Nemesiani Cynegeticôn lib. I. Ejusdem Carmen bucolicum. T. Calphurnij Siculi Bucolica. Adriani Cardinalis uenatio.

- 1537, LUGDUNI, Apud S. Gryphium. - Petit in-huit sous bradel, pièce de titre, - 1 f. P. de Titre avec sa très belle vignette du "griffon" légendée de Sébastien Gryphus, Marque n°2 bis de Sébastien Gryphius, gravée sur bois au titre Imprimé en caractères italiques, 107 p. et 1 f. pour le colophon au griffon.

- Ovide, Poète Latin, (0043 av. J.-C.-0017) [344] - Les BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LYON, POITIERS et DRAGUIGNAN ne possèdent qu'un seul exemplaire. Brunet l'apprécie comme une assez belle édition.

PARLEMENT DE PARIS AU NOM DE FRANCOIS Ier

ARRET DU 27 JUIN 1542 RENDU PAR LE PARLEMENT DE PARIS AU NOM DE FRANCOIS Ier CONTRE L'ARCHEVEQUE DE BOURGES JACQUES LEROY AU PROFIT DE SES CHANOINES ET CURES. PRAGMATIQUE SANCTION DE BOURGES. "COPIE D'EPOQUE"

- IMPORTANT ARRET du 27 juin 1542, (Copie d'Epoque) du Parlement de Paris au nom de François Ier donnant gain de cause aux Chanoines et Curés demandeurs contre leur Archevêque JACQUES LEROY pris dans le cadre de la Pragmatique Sanction de Bourges. - 12 p. in-folio manuscrites sur 9 p. et demi. Notes en première page résumant l'arrêt du Parlement de Paris condamnant l'Archevêque Leroy. - "Note : Arrest entre l'Archevesque de Bourges et les chanoines portant Règlement pour son diocèse et qu'information sera faite par les commissaires du PARLEMENT sur ce qu'il avait condamné des Prestres aux Galères et coupé des bois de haute fustaye, qu'il ne prendra plus qu'un escu pour son seau et autres droit qu'il prétend pour les collations, institutions et autres choses qu'il a accoustumé. Défense à luy de donner des lettres de non résidence pour les curez et d'user de comdamnation d'uncune amande pécuniaire contre les personnes .. et que pour celles des Ecclesiastiques qu'il ne les pourra mettre en sa bourse et seront employées pour les pauvres et oeuvres pies.". - Cet arrêt de Parlement à l'encontre du Pape par la voie de son Archevêque s'inscrit dans le cadre de la pragmatique sanction de Bourges de 1438 et promulguée par Charles VII. - Le corps de l'arrêt évoque des sentences contradictoires en Cour de Rome rendues par les papes Clément VII et Benoît XIII au profit de l'Archevesque et de ses Chanoines touchant la Mître que l'archevesque pourroit porter en l'église et mettre l'eschelle au cloistre ; sur le luminaire, oblations et autres choses.. Clément VII y est presque considéré comme un anti-pape ; des exemptions ont été accordées à l'église de Bourges lors de la promulgation de la Pragmatique à la requeste du Duc de Berry qui lors estoit qui faisoit du bien en la dite Eglise y avoit esleu sa sépulture. Il y est également question de la pragmatique de St Louis, d'ordonnances de PHILIPPE LE BEL et de Charles V ; d'après l'arrêt l'archevêque faisait déplacer la chaire en carême, vendait le bois des chanoines, obligeait les prêtres à acheter des camails, prenait 10 s. p. pour tonsure et 60 s pour non résidence. L'arrêt donne raison aux chanoines contre leur archevêque et sera exécuté par le bailli de Bourges.

La Pragmatique Sanction de Bourges de Charles VII limite les pouvoirs du pape. La libre élection des évêques et des abbés par les chapitres et les monastères est rétablie, elle supprime les nominations par le Saint-Siège. La royauté obtient de pouvoir « recommander » ses candidats aux élections épiscopales et abbatiales auprès des chapitres. L'ordonnance de Bourges établit aussi des juridictions permettant de limiter les appelsfaits à Romeet fixe un âge minimum pour devenir cardinal, réduit la possibilité du pontife de lever un certain nombre d'impôts (suppression des annates) et restreint les effets de l'excommunication et de l'interdit. Charles VII réussit ce que Philippe le Bel a vainement tenté de réaliser. Bien que se référant à Rome, l'Église de France acquiert une grande autonomie. Le roi s'assure la loyauté du clergé français. L'Archevêque de Bourges bénéficie de nombreuses exemptions. Finalement, après de nombreuses tergiversations François Ier et Léon X signent en 1516 le concordat de Bologne reconnaissant le roi comme maître de l'Église de France.

SUIDA - SOUIDA - SUIDAS - SOUIDAS

SUIDA TO MEN PARON BIBLION, SOUIDA

- 1544, BASILAE, FROBEN. - OUVRAGE INTEGRALEMENT EN GREC. - 1 f. avec ex-libris manuscrit ancien, et cachet de René de Louvroy, p. de titre à l'Enseigne de Johann FROBEN (ami d'Erasme) gravée sur bois, petit manque de papier. Collation complète (az, AZ, aa, uu6) 396 f., texte sur deux colonnes, marques d'imprimerie et page de Colophon de FROBEN en fin d'ouvrage. - In-folio 33 cm, reliure Renaissance sur ais de bois recouverts au dos de Titre aux fers rouges SUID.S EDITIO FROBENI 1544 avec restes de cuir et fleurons. - Plats plein veau d'époque ornés d'une plaque représentant un médaillon à la Bannière de la devise de Charles QUINT (Régnant de 1516 à 1556) : "CAROLUS V . ROMA . IMP. SEMPER. AUGUST. ETAT. SUI XLII", "un grand écusson contenant un aigle à deux têtes au-dessus du médaillon avec le portrait de 3/4 de l'Empereur Charles Quint en armure, épée dans en main à senestre et Sceptre à dextre, Dessous : Petite bannière "Plus Ultra" suspendue entre deux colonnes, Encadrements et roulettes à froid avec petits médaillons d'entours. Fermoirs manquants. Renforts de laiton aux angles. Reliure solide renforcée aux nerfs du premier plat. Très nombreux manques de cuir. Ce type de reliure prestigieuse était utilisé à cette époque pour les ouvrages de grande valeur. Nous avons retrouvé une même reliure pour une AMOROSA VISIONE de Boccace de 1521 et pour la reliure cf. Goldschmidt 184. - Corps de texte impeccable. Paginé complet. -

- La première édition de Suidas est due à Démétrius Chalcondyle parue à Milan en 1499 elle est basée sur un manuscrit incomplet. - L’EDITION ALDINE, Venise, 1516, présente des différences ; elle a été créée d’après un autre manuscrit considéré comme complet, et reproduite à Bâle, en 1544 chez FROBEN, notre exemplaire. - SUIDAS. Selon, Suidas ou Souda serait le responsable de rédaction du groupe de compilateurs du lexique. Pour d'autes ce serait l'acronyme de "Sunagogè onomastikès ulès di alphabeton" ; ou du grec byzantin une forteresse, une somme. - Il n'est pas inintéressant de relever qu'Érasme ami de Froben a très fréquemment cité et commenté la Souda dans ses Adages. - Cette compilation de compilations se présente un dictionnaire de mots et de choses ; des articles sur l’interprétation des mots alternent avec des articles sur la vie de personnages illustres ; un article sur Aristote est suivi par un article contre Aristote, comme s’il s’agissait d’un personnage différent. En revanche, elle peut devenir très intéressante au fil des notations biographiques ou des citations. Les ouvrages sur l’Antiquité grecque citent très souvent cette source. C'était un ouvrage très populaire et, pour cette raison, de nombreux manuscrits ou extraits en ont été conservés. Des auteurs plus tardifs comme Eustathe de Thessalonique, Jean Zonaras, Constantin Lascaris ou encore Maxime le Grec en ont largement fait usage. Cette compilation renferme nombre de faits, de détails et de citations d’auteurs qui ne se trouvent nulle part ailleurs et qui auraient été perdus à si un tel ouvrage n’avait existé.

TITI LUCRETII CARI POETAE AC PHILOSOPHI VETUSTISS. - LUCRECE - TITUS LUCRETIUS CARUS -

DE RERUM NATURA LIBRI SEX 1546

1546, APUD SEB. GRYPHIUM LUGDUNI. - Probable et très rare 5e Edition. - Petit in-8 (12/7.5 cm) avec ses plats sans cuir, toutes tranches dorées, double nerfs à vif. - P. de titre avec la très belle vignette du "griffon" légendé de Sébastien Gryphus, Marque n°2 bis de Sébastien Gryphius, gravée sur bois au titre Imprimé en caractères italiques, 277 pages. Préface : "T. Lucreti Cari Vita, per Petrum Crinitum Florentinum". (- Baudrier VIII 208-209. Koerner von Gültligen V n°943 p.154. Adams L 1656.)

- La BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE LYON possède un seul exemplaire, précédée d'une édition du même éditeur en 1540 in-8 et suivie d'une autre de 1548 de chez Gryphus en in-16. - La BNF ne recense pas notre édition dans ses rayons. - Brunet n'en fait pas mention - La Biographie Universelle de MICHAUD, t.25 p. 440 et s., l'édition la plus ancienne est celle de Thomas Ferrand in-folio sans date et qui imprimait à Brescia en 1473. La première avec date est celle in folio de Vérone en 1486, puis Venise chez Alde en 1500 in-quarto et 1515 en in-8. - Michaud ne connaît pas notre édition et passe de celle de 1515 à celle de Lambin de 1563. - Retrouvé dans la seconde moitié du XVe S. par Poggio Bracciolini, il put copier le texte dans le monastère de Fulda en Allemagne avant de l'envoyer à son ami l'humaniste Niccolò Niccoli qui le conservera sans le diffuser jusqu'au début des années 1430 avant d'en restituer une copie à Bracciolini. À partir des années 1430, des copies de l’œuvre de Lucrèce commencent à circuler en Italie. La première édition imprimée date de 1473. La copie faite par Bracciolini dans le monastère, mais aussi le parchemin détenu par le monastère ont disparu depuis cette date, et seules des copies ultérieures (dont celle de Niccoli) subsistent. Deux parchemins "originaux" (en fait des copies faites au Moyen-âge) apparaîtront vers la fin du XVIIe siècle aux Pays-Bas, sans qu'on en connaisse l'origine. Mais toutes les versions actuelles sont issues du manuscrit retrouvé et copié par Bracciolini.