Sujet : Philanthropie

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DUC DE BETHUNE-CHAROST Armand Joseph

LETTRE MANUSCRITE SIGNEE DU DUC DE BETHUNE-CHAROST CONCERNANT LE CONTRAT D'ECHANGE DE SA PRINCIPAUTE - 1768

SULLY, 1768, - Lettre manuscrite signée de Béthune, 1 f. et 2 pages manuscrites. - TEXTE : J'ay l'honneur de vous prévenir Monsieur que je sollicite M. le Controlleur Général de terminer promptement les conditions portées dans le contract d'Echange de ma Principauté, les changemens arrivés depuis peu dans le Ministère ont fait languir cette affaire qu'il m'est essentiel de consommer, principalement à l'aune de la substitution qui doit être transférée sur les objets échangés. Je ne doute point Monsieur que M. le Controlleur général ne vous consulte sur le nouveau mémoire qui lui sera présenté de ma part, je désirerais bien être à portée de vous convaincre moi meme de la convenance et de la justice de mes demandes, auxquelles j'ose me flatter que vous voudrez bien être favorable, n'ayant jusqu'à présent eû que des sujets de me louer de votre honneteté en toutes occasions,ainsi que des marques de votre bonne volonté pour moi, je suis certain de n'éprouver en celle-ci rien qui n'ajoute à ma reconnaissance et aux sentimens inviolables avec lesquels j'ay l'honneur d'être Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur. Sigén Le Duc de Bethune.

- Armand-Joseph de Béthune, duc de Charost, né le 1er juillet 1738 à Versailles, mort le 27 octobre 1800 à Paris, lieutenant-général, créateur de plusieurs institutions charitables. Il s'est fait un nom par sa philanthropie et par son zèle pour les progrès de l'agriculture et de l'industrie. Louis XV le montre un jour à ses courtisans en disant : « Regardez cet homme; il n'a pas beaucoup d'apparence, mais il vivifie trois de mes provinces. »1. Favorable à l'abolition des privilèges, il est maire de l'ancien 10e arrondissement de Paris, et il échappe à la Terreur grâce au soutien des habitants du pays de Meillant, mais son unique héritier est guillotiné en avril 1794. En 1800, il meurt en fonctions de maire, victime de son dévouement, en soignant des malades sourds-muets de Paris atteints de la petite vérole, à l'âge de 62 ans. (Il avait été marié à Louise-Suzanne-Edmée de Martel qui mourut le 6 octobre 1779. Il se remaria avec Henriette-Adélaïde-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel, le 17 février 1783. Son action philanthropique l'avait fait aimer en Berry. Les pétitions des habitants du pays lui ont permis d'échapper à la guillotine pendant la Terreur alors que son seul fils survivant fut guillotiné le 26 avril 1794. Il est mort à Paris le 28 octobre 1800. Par testament du 3 juin 1798, il avait fait de sa seconde femme son héritière. Elle s'occupa peu du château.) Il fonda un hôpital à Meillant, des caisses de secours en cas d'inondation et de grêle à Mareuil et à Charenton-sur-Marmande, des prix pour les cultures nouvelles dans le Berry (lin, garance, rhubarbe, tabac, plantes fourragères). Il y répandit l'usage des meules à courant d'air et de la charrue proprement dite, qu'il fit substituer à l'araire. On peut le considérer comme le créateur des fermes modèles, car le baron Sylvestre, son biographe, écrit en 1800 : « La Société d'agriculture de Meillant est encore la seule qui ait à sa disposition le moyen d'établir d'une manière efficace la solidité des principes de la théorie agricole. »

PRINCE DE BETHUNE COMTE DE CHAROST Armand Joseph

LETTRE DE BETHUNE CHAROST AU CHANCELIER DE COLOGNE S'ENQUERANT DES AFFAIRES GENERALES DE L'ALLEMAGNE ET DES AFFAIRES DE LIEGE

1791, Lettre Manuscrite, 2 ff. in-quarto dont 2 pages manuscrites encre brune très lisible, Signée du Prince de Bethune, Comte de Charost s'inquiétant des affaires générales et particulières de l'allemagne et de la Cour de Cologne sur l'arrangement des affaires de Liege et sur les intentions du Prince Evêque de nommer un Coadjuteur en la personne d'un fils de Léopold. TEXTE : Paris le 28 février 1791. J'ai reçu, Monsieur avec plaisir la lettre que vous avez bien voulu m'écrire le 26 de janvier Je serai toujours flatté d'entretenir votre correspondance. J'attribue à votre modestie tout ce que vous me dites à ce sujet dans votre dernière lettre. J'espère donc, Monsieur que vous voudrez bien me faire part de vos réflexions sur les affaires générales et particulières de l'allemagne. Je serai aussi curieux de savoir quel est le degrés d'intérêts que la Cour de Cologne attache dans ce moment à l'arrangement des affaire de Liège. Croyez vous, Monsieur, que le Prince Evêque puisse se décider à se nommer un Coadjuteur dans la personne d'un des fils de Léopold sans éprouver beaucoups d'obstacles de la part des Princes de l'Empire ! des renseignements étendus sur les négociations actuelles de Liège m'intéressoient infiniment. J'ai l'honneur d'être .. parfaitement Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur. Signé : Pce De Béthune Cte de Charost.

- Armand-Joseph de Béthune, duc de Chârost, né le 1er juillet 1738 à Versailles, mort le 27 octobre 1800 à Paris, Noble favorable à l'abolition des privilèges, il est maire de l'ancien 10e arrondissement de Paris, et il échappe à la Terreur grâce au soutien des habitants du pays de Meillant (Cher), mais son unique héritier est guillotiné en avril 1794. Philanthrope et zèlé pour les progrès de l'agriculture et de l'industrie. On lui doit aussi des institutions de bienfaisance pour les femmes en couches, les orphelins, les agriculteurs touchés par des intempéries, des prix pour la culture du coton, le dessèchement des marais et la guérison des épizooties. Dans le Midi, il améliore la construction des moulins à vent, l'exploitation des forges et la culture des prairies artificielles. Dans le Berry, il introduit la culture du lin, de la rhubarbe, de la garance et du tabac.