Sujet : Republiques

Sujet : Republiques

5 résultats

AGENOR BARDOUX

LETTRES DE PROVINCE - MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNE - PUY DE DOME

Manuscrit composé de plusieurs feuillets contrecollées sur 7 feuillets in-huit. JOINT C.A.Signée à entête du Sénat d'Agénor Bardoux à son ami Frank qui le félicite - Intéressante Etude de Sociologie politique sur la vie politique en province et contre le Boulangisme et les extrêmes. - Rédaction probable lors des élections de 1889 (Elu au Sénat) auxquelles participe le Général BOULANGER. Il s'agit d'une analyse sociologique de la pensée politique provinciale rapportée à celle de Paris. Il évoque la volatilité de la pensée politique en Province et son sens critique. Il évoque également le déluge de propagande et d'images (du Gal Boulanger) et engage une attaque en règle contre le Boulangisme comme représentant de l'ordre, du césarisme et de la dictature comme substitut à la loi. Il insiste sur l'incidence marquée du renvoi des congrégations des écoles de filles, et la laïcisation, le retour des soldats et leurs récits, le bon sens, comme causes de l'essor des modérés. Si plus personne ne pense à contester les révolutions et la république "Malheureusement, en Province les exaltés par conviction ou par tempérament.. Presque seuls ils lisent au café les journaux et quels journaux ? les plus déraisonnables, ils n'ont plus de contradicteurs.... Il est à remarquer dans les conversations habituelles que le sens de la liberté ne pénètre pas aisément les intelligences dans les solutions.. Il conclut qu'instinctivement la grande masse appelle la modération et que ce qui manquent ce sont les hommes politiques dans les départements et que les Barreaux qui fournissaient le personnel politique hésite à couvrir de front deux carrières devant l'instabilité des ministères et la division des républicains.

- AGENOR BARDOUX : (1829 à Bourges-1897 à Paris), avocat, écrivain et homme politique (il fut ministre de l'Instruction publique 1877/79), arrière grand-père du président Valéry Giscard d'Estaing. Ami de FLAUBERT et MAUPASSANT, s'inscrit au barreau de CLERMONT FERRAND et a pour parrain MICHEL DE BOURGES. Maire de CLERMONT FERRAND, il est attaché à la petite commune de SAINT SATURNIN. Sa vie politique est fournie. Il sera Bonapartiste puis modéré. Député puis Sénateur, il terminera vice-président du Sénat.

BARBE-MARBOIS

COMPTE GENERAUX DU TRESOR PUBLIC AN X - CONSULAT - AN XI - 1803

1803, Pluviôse an XI, A PARIS, DE L'IMPRIMERIE DE LA REPUBLIQUE In-Quarto Broché sous papier d'attente de l'Editeur, décousu. - 101 pages dont le Rapport fait au Gouvernement par le Ministre du Trésor Public adressé au Premier Consul. Multiples tableaux.

En partie décousu.

CARNOT SADI

SADI CARNOT - L.A.S. AU GENERAL DE COURTAIS DONNANT son opinion sur le Gouvernment MAC MAHON, de GREVY & THIERS

- 26 mai 1873 - 1 f. double in-8 à entête de l'Assemblée Nationale - MAC MAHON vient d'être élu Président de la République le 24 mai. Sadi CARNOT confie son optimisme malgré des élections qui ne sont pas conformes à ses souhaits.

- TEXTE : "Mon Cher Général, Assurément la tristesse nous est permise, mais non le désespoir. Les Conspirateurs contre la République ont réussi non pas à la renverser, mais à la mettre en péril, et ils ont été en outre indignement ingrats envers celui qui les avait sauvé. La situation est cell-ci : MAC MAHON, pas républicain, mais doux et honnête, dit-on, incapable de violences et de trahison, un entourage d'intrigants, unis pour renverses, mais que la rivalité de leurs intérêts génère au point de rendre le gouvernement fort difficile, une opposition composée de la moitié de l'assemblée, ayant à sa tête THIERS et GREVY. Enfin l'engagement de ne point toucher aux lois fondamentales. Il y a dans tout cela de quoi ne pas désespérer. Ma femme remercie Madame de Courtais de son bon Souvenir et me charge de lui envoyer les siens. J'y joint l'hommage de mon respect et pour vous Cher Général, l'assurance de toute mon affection. SIGNE : CARNOT". - CARNOT Sadi né en 1837 à Limoges, mort assasiné par Caserio en 1894, Président de la République française. - GENERAL DE COURTAIS Amable. Vicomte. 10 janvier 1790 à Montluçon et 10 juin 1877à Doyet, personnalité de la 2e République et de l’Allier. Député sous la Monarchie de Juillet (élu en 1842 et 1846), il siège parmi les républicains radicaux. Il est nommé général, commandant de la Garde nationale après la Révolution de 1848. Elu de la Constituante en avril 1848. Son indécision face aux manifestants parisiens du 15 mai 1848, lui vaut d'être mis en accusation, démis de ses fonctions (le 26 mai), arrêté, et traduit devant la Haute Cour de Bourges pendant l'hiver 1849. Il est finalement acquitté et reprend son siège à l’Assemblée. Il se retire ensuite à Montfermeil . En 1871, Conseiller général de l’Allier il devient président. Il meurt le 10 juin 1877 à la Chassignole.

CLERGE - ASSEMBLEE CONSTITUANTE

CAHIER DE DOLEANCES DU CLERGE DES SENECHAUSSEES DE LIMOGES, ET DE SAINT-YRIEIX. LIMOUSIN.

1789, s.l.s.Editeur, - Brochure in-8 avec couture, 32 pages, feuilles non coupée. Très frais.

- 2 exemplaires à la bnf. (Tolbiac et Versailles), le 3e cité est pour le Bas limousin imprimé pour Guéret. - Les exemplaires concernant le Clergé sont rares et de très faible tirage, plus faible que ceux concernant les deux autres ordres.

GARNIER-PAGES Louis Antoine

L.A.S. de GARNIER PAGES au GENERAL DE COURTAIS CONCERNANT M. CHANTEMILLE DE MONTLUCON, DE LA GAUCHE ET DE LA SITUATION POLITIQUE, et DE SON PROPRE AVENIR

"Paris le 30 mai 1875" - L.A.S. d'1 feuillet double in-8 manuscrit sur 4 pages.TEXTE : " Mon Cher Ami, Votre bonne lettre me dit que vous avez reçu mon petit opuscule & me donne des nouvelles de votre santé. Je vois que'après avoir souffert longtemps pendant la mauvaise saison de la goutte et d'une bronchite vous avez enfin pu recommencer la vie de salon. J'espère que le mieux se sera maintenu et que Madame de Courtais aura repris toutes ses forces avec le printemps. Merci de vos curieux détails sur l'incident survenu au dévoué Mr CHANTEMILLE ! faire battre un Maire imposé & celà par le Préfet est une oeuvre rare et qu'il faut inscrire sur le Livre des Prodiges. Le Conseil de Montluçon a bien mérité en soutenant vivement Mr Chantemille à qui je vous prie de faire agréer mes sincères compliments. Je connais particulièrement Mr Charles Mourlon gendre de .. un vieil ami de mon frère et le mien. Je prends ma bonne part de regrets que vous exprimez. Je ne savais pas que M. Mourlon se fut retiré à Montluçon. La gauche marche bien mais elle a à lutter contre des adversaires anti-républicains qui sont furieux & et dont la colère augmente sans cesse. Le Maréchal MAC-MAHON est entouré de gens hostiles à nos idées, & qui ne demandent qu'à .......au Président de la République qui......qui parait s'irriter contre ceux qui veulent sérieusement la fonder, c'est à ne pas croire, mais cela est. Le Ministre Buffet mettra constamment le marché en main aux députés de la Gauche qui pour ne pas retourner dans les abysses d'un ... de combat seront obligés de céder sur presque toutes les questions. La plus important sera le vote par le scrutin de liste ou par scrutin d'arrondissement. Je pense que la transaction sera forcée par le scrutin de liste de 3 ou de 4 par circonscription. La loi sur le Sénat sera fort peu modifiée. Il est évident qu'au début il y aura nécessité de fortifier le Sénat. J'aurais préférer rentrer à la Chambre des Députés où se discutent des lois de finance mais je ferai ce qui sera dans l'intérêt de la République. Vous me demandez avec bienveillance combien de Départements me réclament. Jusqu'à ce jour je crois qu'il n'y a nulle part de liste sérieusement faite. Cependant il est un Département qui m'a exprimé le désir de me voir le représenter, au surplus j'écouterai les propositions de ceux qui me feront l'honneur de penser à moi & je me dévouerai sans arrière-pensées pour combattre avec énergie nos adversaires. J'ai achevé à .. les mémoires de mon frère. Je vais commencer les miens non par le commencement mais par la fin. Ma famille vous remercie de votre affectueux souvenir.... SIGNE : Garnier-Pages"

- GARNIER-PAGES Louis Antoine 1803 - 1878. Lors des Trois Glorieuses du 27 au 29 juillet 1830, « la commune centrale » républicaine a établi son quartier général dans la maison des frères Garnier-Pagès, rue sainte-Avoye, dans le 7e arrondissement. Louis et Étienne, alors officiers de la garde nationale, ont joué un rôle important grâce à un dévouement et une efficacité remarquable : Louis organisait les barricades, tandis qu'Étienne dirigeait les opérations de la municipalité. - Membre du gouvernement provisoire de la Seconde République avec Lamartine. - En 1851 il prend ses distances avec la politique. - Garnier-Pagès devient membre du Gouvernement de la Défense nationale en 1871 puis se retire après avoir échoué aux élections de 1873, et meurt en 1878. - GENERAL DE COURTAIS Amable. Vicomte. 10 janvier 1790 à Montluçon et 10 juin 1877à Doyet, personnalité de la 2e République et de l’Allier. Député sous la Monarchie de Juillet (élu en 1842 et 1846), il siège parmi les républicains radicaux. Il est nommé général, commandant de la Garde nationale après la Révolution de 1848. Elu de la Constituante en avril 1848. Son indécision face aux manifestants parisiens du 15 mai 1848, lui vaut d'être mis en accusation, démis de ses fonctions (le 26 mai), arrêté, et traduit devant la Haute Cour de Bourges pendant l'hiver 1849. Il est finalement acquitté et reprend son siège à l’Assemblée. Il se retire ensuite à Montfermeil . En 1871, Conseiller général de l’Allier il devient président. Il meurt le 10 juin 1877 à la Chassignole.