Sujet : Revolutions

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(GOUVION ST CYR Laurent de)

ATLAS DES CARTES ET PLANS DU MARECHAL GOUVION ST CYR aux Armées du Rhin et de Rhin et Moselle Pendant les Années 1792, 1793, 1794,1 795, 1796 et 1797. Servant aux Mémoires sur les Campagnes des Armées du Rhin et de Rhin-Et-Moselle, de 1792 jusqu'à la Paix de Campo-Formio.

1828, ATLAS in-plano (56/41 cm), bien complet des 17 planches annoncées par la Notice en 15 cartes (II bis et XIII bis incluses). - Très belle planche de Titre sur 2 feuillets calligraphiés et gravée par HACQ et WARIN. - Notice des Cartes et Plans qui composent l'Atlas. - 15 Cartes en 17 Planches doubles numérotées I à XV dont II bis et XIII bis montées sur onglets. Certaines dont les positions des Armées sont aquarellées.

Exemplaire exempt de rousseurs, très beau papier vélin fort et grandes marges. Echelles en lieux et mètres. Dos absent, et 2 ff. de titre à recoller sur l'onglet. Manque au second plat. 20 étiquettes de bibliothèque anciennes au premier plat.

ABBE FAUCHET Claude François, PREDICATEUR ORDINAIRE DU ROI

ORAISON FUNEBRE DE LOUIS PHILIPPE DUC D'ORLEANS, PREMIER PRINCE DU SANG

1786, A PARIS, Chez LOTTIN, Rue Saint André des Arcs, - Broché in-quarto, 31 p.,

- Abbé FAUCHET Claude François, Vicaire Général de PHELYPEAU, étonnant Evêque de Bourges et PREDICATEUR Ordinaire du Roi, révolutionnaire et Evêque constitutionnel, né à Dornes le 22 septembre 1744 et mort guillotiné le 31 octobre 1793 à Paris. On lui doit cependant de ne pas avoir voté la mort du roi et se prononcera pour l'exil. - 18 novembre 1785: Décès de Louis Philippe de Bourbon-Orléans. Louis-Philippe d'Orléans, dit « le Gros », duc de Chartres (1725-1752) puis duc d'Orléans (1752), de Valois, de Nemours et de Montpensier (1752-1785), premier prince du sang, est né à Versailles le 12 mai 1725 et mort au château de Sainte-Assise à Seine-Port le 18 novembre 1785. Il prend part aux campagnes militaires de 1742, 1743 et 1744. Il est fait lieutenant général. Gouverneur du Dauphiné.

Armand BRETTE

RECUEIL DE DOCUMENTS RELATIFS A LA CONVOCATION DES ETATS GENERAUX de 1789. (Exemplaire d'Emile Chénon)

1894, Paris Imprimerie Nationale. -3 Volumes/4 in-quarto en cartonnage d’éditeur, (dos plus ou moins dégradés cf photos). Exemplaire d'E. Chénon, ex-libris sur les trois ouvrages. - 25 planches et une grande Carte dépliante des arrondissements de Paris. - Premier Volume : 1f. avec ex-libris d’E. Chénon, p. de fx titre, p. de titre, CLVIII p. pour l’Introduction et la Conclusion, 534 pages dont Table des Matières du volume. - Second Volume : . 1f. avec ex-libris d’E. Chénon, p. de fx titre, p. de titre 719 pages dont Table des Matières du volume. Dont 24 planches en fac-similés en pages dépliantes, reproduction de la Médaille du 4 août hors texte, nombreux tableaux dans le texte et forte table des Bailliages ou Sénéchaussées, Villes et pays divers, Liste des députés ayant siégé ou non. - Troisième Volume : Comprend tous les Bailliages ou Juridiction dont les sièges étaient compris dans les dix neuf Généralités dites d’Elections qui firent l’objet du règlement général du 24 janvier. (Généralités d’Amiens, Soissons, Châlons, Paris, Orléans, Bourges, Moulins, Limoges, Riom, Lyon). . avec ex-libris d’E. Chénon, p. de fx titre, p. de titre 765 pages. Les autres circonscriptions électorales représentées à la Constituante sont comprises dans le Tome IV que nous n’avons pas. Grande Carte Couleurs Dépliante Hors texte de PARIS montrant la distribution de la Ville en 20 départements et la distribution en 60 districts attribués aux 16 quartiers de paris conformément aux Ordonnance du 15 avril 1789.

-Le tome IV est très difficile à trouver. L'édition s'est étalée entre 1894 pour le T. I et 1915 pour le T. IV. - Bon état intérieur.

AUGUSTE DANICAN

NOTICE SUR LE 13 VENDEMIAIRE OU LES PARISIENS VENGES dédié aux veuves et orphelins de français assassinés par la convention, et à tous les ennemis du crime et de l'anarchie (1796). Ex-dono de François MAURIAC 1943.

1796 s.l. - Ex-dono de François Mauriac. - In-huit bradel demi percaline, dos avec pièce de titre maroquin aux petits fers dorés. - 2 ff. dont Ex dono en forme de clin d'oeil de François Mauriac : "Donné en Vendemiaire 1943 par le vigneron François Mauriac à l'historien de Carnot Gaston Dul....". - P. de titre, 112 p.

Cf. Biographie des Hommes Vivants de Michaud : DANICAN (Auguste), 1763/1848, colonel d'un régiment de hussards, puis général de brigade, fut employé contre les royalistes de la Vendée en 1793 et 1794 : il se conduisit toujours avec humanité, et pressa même plusieurs fois la Convention de faire punir les auteurs des noyades de Nantes et des autres excès commis. Envoyé en décembre à Laval pour combattre les premiers rassemblements de chouans, il fut contraint de s'enfermer dans Angers pour défendre cette place contre les royalistes, qui l'assiégeaient sans succès. Le général Danican fut publiquement accusé d’avoir voulu leur livrer cette ville. Destitué à cette époque, il parvint à se faire remettre en activité. Il commandait en 1795 à Rouen, d’où il adressa des dénonciations à la Convention contre les généraux Tureau, Grignon, Huchet et autres, avec lesquels il avait servi dans la Vendée, et qui y avaient commis des horreurs inouïes. A l'époque du 13 vendémiaire an IV (1795), le général Danican vint à Paris, embrassa le parti des sections, commanda un instant leur force armée ; mais, n’étant pas secondé, et n'ayant pas eu le temps de préparer ses moyens, il ne put obtenir l'avantage, et s'éloigna quand il vit les troupes conventionnelles prendre le dessus. On lui fit son procès par contumace ; et le conseil militaire séant au Théâtre-Français le condamna à mort.

BARBES ARMAND

BARBES - LETTRE AUTOGRAPHE AU GENERAL DE COURTAIS SIGNEE DE SA PRISON DE BELLE-ISLE EN 1854. REVOLUTION DE 1848

- 2 pp. in-8 manuscrites de sa Prison de Belle-Isle (Il fut condamné à la déportation, en avril 1849, par la HAUTE COUR DE JUSTICE DE BOURGES, jugé coupable d’un double attentat ayant eu pour but de renverser le gouvernement et d’exciter à la guerre civile): TEXTE :"Le 24 juillet 1854, Je vous remercie, mon pauvre ami, d'avoir pensé à nous au milieu de votre désolation. Jamais père n'a été plus affligé que vous, mais jamais aussi cris de douleur n'ont plus vivement impressionné d'autres coeurs. Fayolle me laisse aujourd'hui le soin de vous écrire, parce qu'il est pris depuis quelque temps d'un rhumatisme qui l'empêche de tenir la plume, mais sa 1ere lettre sera pour vous. Quand à Albert (MARTIN) que l'on a été obligé de transférer à Tours pour arrêter les ravages d'une maladie pareille à celle qui a enlevé votre bien aimée Sara, je vous réponds que son chagrin sera aussi bien grand. Les détails que vous nous donnez sur la mort chère enfant bien loin de nous paraître trop longs ont augmenté notre affection pour vous. Ah ! c'est bien ainsi qu'après un coup qui la frappe dans la meilleure partie de son existence et dans le fond même de ses entrailles, un père doit parler à ceux qu'il croit capable de comprendre son désespoir ! Je ne connaissais pas cette noble fille que dieu vous avait donnée, mais d'après ce que j'en ai appris, je n'exagère rien en vous disant que j'en porterai toujours le deuil dans mon coeur. Sa bonté, son courage pendant la longue maladie, son héroïsme à ses derniers moments en font pour moi un de ces anges auxquels on doit un culte même dans les avoir vus. Sa foi ne sera pas trompeuse car tant de sublimes qualités ne sauraient appartenir à ce corps qui s'est refroidi dans vos bras et que l'on porte aujourd'hui en terre. non ! soyez en sûr il est chez l'homme un autre principe qui ne peut pas ! Cet être véritable vous le retrouverez toujours aussi bon, aussi chaste, aussi dévoué et perfectionné encore dans ce que l'enfant nommait avec raison un meilleur monde. là elle vous appellera encore son petit père. Prenez donc ce qui vient de vous arriver pour une séparation momentanée et non pas pour une destruction. Les méchants peuvent avoir intérêt à ce que tout finisse avec cette vie et par suite ils s'efforcent de se faire une croyance concordante avec leurs intérêts à ce que tout finisse avec cette vie et par suite ils s'efforcent de se faire une croyance concordante avec leurs intér$ets, mais elle qui n'avait jamais fait que du bien aux autres vous voyez qu'elle ne doutait ni de l'existence de dieu ni de son âme. Je partage mois-même depuis longtemps cette foi et voilà pourquoi je vous en parle d'abondance de coeur et avec la conviction intime que je n'ai pas besoin de vous demander pardon pour des idées qui sont je le crois aussi les vôtres. Ma Soeur a vu cette pauvre enfant à Bourges, elle aura aussi des larmes pour cette jeune fleur fauchée si vite, car je lui apprendrai ce malheur. M..., Daniel & & - se joignent à Fayolle et à moi pour vous serrer la main. Adieu, présentez mes douloureux hommages et mes respects à Madame et Mademoiselle de Courtais. Votre Dévoué et affectionné. SIGNE A. BARBES- Prison de Belle Isle 24 juillet 1854

- BARBES Armand, (Pointe-à-Pitre, 18 septembre 1809 - La Haye, 26 juin 1870), républicain farouche, éternel opposant à la monarchie de Juillet, restera dans l'Histoire comme l’homme de deux journées du 12 mai 1839 insurrection, par laquelle les républicains des Saisons tentent de renverser Louis-Philippe, et pour laquelle il sera condamné à la détention perpétuelle, puis libéré par la révolution de 1848 ; celle du 15 mai 1848, par laquelle les militants des clubs tentent d’imposer leur loi au gouvernement provisoire. Incarcéré puis amnistié en 1854, il choisira de s'exiler. Il fut condamné à la déportation, en avril 1849, par la HAUTE COUR DE JUSTICE DE BOURGES, jugé coupable d’un double attentat ayant eu pour but de renverser le gouvernement et d’exciter à la guerre civile. - COURTAIS (Général Vicomte Amable Gaspard Henri de) né le 10 janvier 1790 à Montluçon et mort le 10 juin 1877 (à 87 ans) à Doyet, est une personnalité de la Deuxième République et du département de l’Allier.

CASSINI DE THURY César-François et Jacques-Dominique comte de Cassini. JEAN GOUJON Marchand de Cartes Géographiques des Postes Royales.

ETUI DE QUATRE CARTES vers 1790, 4 CARTES EST DE LA FRANCE : DOLE (JURA), LONS LE SAUNIER (JURA), NOZEROY (JURA), BOURG (Ain)

- Bel Etui à Cartes demi veau, double étiquette de titre, filets guillochés dorés. - Comporte 4 cartes en état de neuf toilées 18e, sans dates d'édition numérotées 115, 116, 117, 147). - Deux cartes sont avant 1789/90 puisque dressée en Toises (Bourg et Nozeroy), les deux autres sont en Toises et en mètres vers 1790. - Ces 4 cartes sont les dernières éditées de l'Ancien Régime et les première de la Révolution. (cf. corrélation du régime des département de 1789 et métrique 1790). L'étiquette comporte 8 numéros de cartes mais qui ne pourraient matériellement pas tenir dans l'étui celui ci étant plein avec 4. - Il s'agit des CARTES TOPOGRAPHIQUES DE FRANCE OU DE CASSINI, dressées de 1774 à 1793 par César-François Cassini de Thury et Jacques-Dominique comte de Cassini son fils. (in Gauthier les cartes anciennes et modernes de Franche-Comte: qui donne n°116 Lons-le-Saunier, n°147 148 Genève et la pointe de la terre de Saint-Claude Nozeroy,

Les cartes éditées par GOUJON J. sont d'une grande rareté. SOURCES BNF : JEAN GOUJON Variante(s) de prénom : Laurent-Éloy. (17../18..)- Également colleur de cartes puis éditeur géographe ; marchand des cartes géographiques des Postes royales. - Se qualifie de "distributeur d'ariettes" en 1787, puis de marchand de musique au Palais-Royal, en 1788 et 1789. Exerce dès 1790 "Grande Cour du Palais-Royal" en qualité de "marchand de nouveautés". En mai-juin 1794, reçoit des subventions pour publier des cartes et dictionnaires géographiques. Rachète le fonds de librairie d'Antoine Jeudy Dugour fin 1801 ou début 1802. Travaille à partir de 1801 à l'entoilage des cartes du dépôt de la Guerre. Breveté libraire le 1er oct. 1812 (brevet renouvelé le 15 mars 1817). Encore en activité en 1830. A pu être confondu avec son fils, pratiquant (sans brevet apparemment) le commerce exclusif des cartes et articles de géographie, rue du Bac, n° 6, de 1812 à 1830 au moins D'oct. 1802 à nov. 1803, travaille en association avec le libraire Delaplace

CHAPTAL JEAN ANTOINE

LETTRE SIGNEE DE CHAPTAL A PROPOS DES ACCAPAREURS DE BEURRE DANS LE PAS DE CALAIS. 1802

L.s. in-quarto avec réponse en marge en date du 23 frimaire an 11 (14 décembre 1802). - Lettre manuscrite à entête, signée de CHAPTAL indiquant "Le Préfet du département du Pas de Calais m'écrit Citoyen Conseiller d'Etat qu'il s'y fait une exportation de beurre capable de répandre de l'allarme et que les agents cournt les campagnes pour l'accaparer et que le directeur principal .. de ce département pense qu'il seroit à propos d'ensuspendre momentanément l'éxécution. Je vous invite Citoyen à me faire part des renseignements que vous pourriez avoir reçu à cet égard et à me dire le plutot possible ce que vous pensez de la mesure qu'on propose. J'ai l'honneur... SIGNE CHAPTAL". Il est répondu entre autres (peu lisible) que les renseignements que j'ai reçu annoncent également que dans les départements correspondant aux cotes d'angleterre...".

Jean-Antoine Chaptal est né à Nogaret en 1756, mort à Paris le 30 juillet 1832. Ministre de l'Intérieur du 15 brumaire an IX (6 novembre 1800) au 30 thermidor an XII (18 août 1804).

de BERTRAND de MOLLEVILLE

LETTRE MANUSCRITE SIGNEE DE FRANCOIS DE BERTRAND DE MOLLEVILLE, MINISTRE DE LA MARINE et DES COLONIES à DU PORTAIL MINISTRE DE LA GUERRE DE LOUIS XVI, ACCUSANT RECEPTION DU BREVET DE RAPPEL DES GALERES EN FAVEUR D'ANTOINE GROSS SOLDAT DU REGIMENT DE BESANCON.

- Feuillet in-quarto manuscrit signé du Ministre de la MARINE Comte THEVENARD, - Entête manuscrit PORT ET ARSENAUX - CHIOURME - GROSS - A Paris le 28 8BRE 1791, J'ai reçu Monsieur avec la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 16 de ce mois le brevet de rappel des galères que vous m'avez fait expédier en faveur du .é Antoine Gross ci-devant Soldat du Régiment de Bezançon au Corps Royal d'Artillerie condamné à Fougères par jugmeent du Conseil de Guerre le 19mars 1781 aux galères perpétuelles pour vol de chambrée. J'envoye aujorud'hui ce brevet aux Administrateurs de la Marine à avec un ordre du Roi pour faire mettre cet homme en liberté. Le Ministre de la Marine ./. Signé THEVENARD En bas à gauche . Duportail.

- Antoine François de Bertrand de Molleville, né à Montesquieu-Volvestre le 28 mars 1741 et mort à Paris le 19 octobre 18182, conseiller au Parlement de Toulouse en 1766, puis Intendant de Bretagne, en 1784 qu'il sera chargé de dissoudre. Favorable à la réunion des États généraux de 1789, il conseille au roi la dissolution de l’Assemblée. NOMME MINISTRE DE LA MARINE ET DES COLONIES, il organise l’émigration des officiers en masse. Il démissionneet devient le chef de la police secrète royaliste. Avant et après la journée du 10 août 1792, il essaie de faire évader le roi, mais il doit se résoudre à fuir en Angleterre. L'EXPEDITION DE SAINT DOMINGUE lui vaut bien des critiques. On reproche au ministre de s'opposer secrètement à l'émancipation des noirs. Bertrand de Molleville, dans un discours mieux accueilli que les autres par l'Assemblée législative, attribue les maux de Saint-Domingue à Société des amis des Noirs. LA PERTE DE SAINT DOMINGUE lui est attribuée, même si l'Assemblée législative use d'équité peut-être autant que d'indulgence en refusant de donner suite à l'accusation proposée à ce sujet contre le ministre de la marine. --- Du PORTAIL (Louis Antoine Jean Le Bègue de Presle) Ministre de la GUERRE (16 novembre 1790 - 7 décembre 1791) né à Pithiviers, le 14 mai 1743 et mort en 1801, Conseiller tactique de George Washington, il a fondé le corps du génie américain et fut ministre de la Guerre. La protection de La Fayette lui vaut d'être nommé ministre de la Guerre, le 10 octobre 1790. Les royalistes lui font grief de tolérer l'indiscipline dans l'armée, d'avoir laissé les clubs et sociétés patriotiques s'installer dans les casernes, d'avoir produit des circulaires contre l'émigration. Les révolutionnaires lui reprochent d'avoir laissé les frontières sans garnisons et sans défenses suffisantes. Il aura marqué son passage, par une ordonnance du ministre de la Guerre, en date du 1er janvier 1791, abolissant les noms d’Ancien Régime des régiments.* ---- CHIOURME : Rameur des Galères.

DE GUELDRE - OFFICIERS MUNICIPAUX DE REZAY - INDRE

L.A.S. des OFFICIERS MUNICIPAUX DE REZAY AU COMMISSAIRE ORDONNATEUR REFUSANT DE DONNER DU GRAIN DU FAIT DES PILLAGES. 1794

1794, L.A.S., 4 ff. dont 1 p. manuscrite datée du 6 juillet 1794. TEXTE : "Nous officiers municipaux du villages de refsaÿ sousignés certifions et attestons d'avoir fait la visite de notre lieu pur satisfaire à la demande du Citoÿen Commissaire Ordonnateur VAILLANT, laquel visite étant faite, nous n'avons trouvé aucun grain pour ÿ satisfaire comme le prédit villages on a beaucoups souffert et dévasté par les trouppes autrichiennes et hollandoises et ensuitte par les trouppes françaises, ce sujets sont la causes qu'il est de toute impossibilité de fournir à la demande sus mentionnée. Fait a refsaÿ ce 6 juillet 194. Signé du Maire de Gueldre et de 4 citoyens".

Le village de REZAY est situé près de Lignières et dépend de Saint Amand Montrond. Il comptait en 1794 environ 730 habitants.

DE LA SICOTTIERE L.

LOUIS DE FROTTE ET LES INSURRECTIONS NORMANDES 1793-1832

1889, Paris, Librairie PLON, NOURRIT. Edition Originale. - 2 volumes in-quarto brochés. Complet des 2 Portraits et des des deux fac-similés. - Premier Tome : 1 f. p. de fx titre, Portrait à l'eau fort du Général Royaliste de FROTTE, xxxi p. 631 p. dont Table. - Second Tome : 1 f. p. de fx titre, Portrait en gravure signé de Fred. Millemacher du Colonel Moulin, 814 p. dont table.

Bon état intérieur, brochés dos complets et usés.

DUC DE BERRY - DUC D'ANGOULEME - DUC DE SERENT

L.A.S. des DUC DE BERRY, DUC D'ANGOULEME, ET DUC DE SERENT adressée au "Commandeur" le Chevalier de BUFFEVENT Précepteur des Princes.

- L.A.S. de TURIN, 2 ff. in-quarto dont 2 p. manuscrites. Cachet de cire rouge aux armes du Comte d'Artois. Le 2 janvier (date de l'écriture du Duc de Sérent) (vers 1789, le Duc de Serent quitte Turin en 1789) du Duc de Berry, d'Angoulême et du Duc de Sérent. Les Princes ont 14 et 11 ans. TEXTE : "Ah mon cher Commandeur, qu'il y a de tems que je ne vous ai écrit cependant j'ai fait toujours bien des voeux pour votre bonheur nous espérions que vous reviendriez ici mais nous avons été réduits à prendre de vos nouvelles sans pouvoir vous parler et vous embrasser. Adieu Cher Commandeur souvenez vous toujours de nous et aimez nous bien. SIGNE BERRY.". SUIT de l'écriture du Duc de SERENT "Quant au Père Principal du Collège (Château de Beauregard) , mon cher Commandeur (BUFFEVENT) ne vous attendez pas à des voeux de sa part il vous boude et bien fort pour cause de paresse et négligence de votre part. Tout le collège se plaint également de votre silence nous vous avons tous écrit les uns après les autres, et point de réponse. C'est par trop maltraiter de pauvres ultra-montains qui vous ont gardé tous les sentiments de l'Ancien régimme. Amendes vous, prenes la plume et assures nous que vous nous aimés, je n'en doute pas à vous dire vrai, mais j'ai un grand plaisir à vous l'entendre répéter des malheureux exilés au dela des Alpes ont pls besoin que d'autres des consolations de l'amitié. Recevés mon cher Commandeur l'hommage de toute celle qui m'attache eternellement à vous". NON SIGNE MAIS BIEN DE L'ECRITURE DU DUC DE SERENT. suit de la main du DUC D'ANGOULEME : " Et moi aussi, mon cher Commandeur, je veux une petite place pour vous embrasser et c'est de tout mon coeur. SIGNE D'ANGOULEME"

JEAN FRANCOIS DE BUFFEVANT, Chevalier de malte. Commandeur de Rome-Portocarero 1788-1789. Fréquente la cour et réside chez Voltaire un temps et sera le précepteur du duc de Berry. Dans cette fonction il sera sérieux sans être sévère, car il tient plus aux bonnes manières qu'à la science. A la Révolution le comte d'Artois émigre, il doit fuir à Lausanne en 1791. Lieutenant en second au régiment de Lorraine, capitaine d'infanterie au régiment Royal-Vaisseaux – Il sert aux Indes en 1757, puis en Allemagne en 1761 où il s'illustre et reçoit la croix de Saint-Louis. Il sera en garnison en Alsace. En 1793 après avoir été nommé maréchal de camp par le comte de Provence, à l'invasion de la Suisse, il fuit de nouveau et on le trouve à Ratisbonne en 1798, puis en Galicie. En tant que chevalier de Malte il devra prêter serment à l'empereur de Russie nouveau protecteur de l'Ordre, mais ne se rend pas en Russie. Il est à Vienne en 1801, puis en Suisse en 1803 et 1804, ensuite l'on perd sa trace. - DUC DE SERENT Armand Louis, (1741-1824) Maréchal de camp en 1780 et Louis XVI, à la demande de Mgr le comte d'Artois, le nomma gouverneur de LL. AA. RR. les ducs d'Angoulême et de Berry et en 1789 donna au marquis de Sérent l'ordre de conduire les princes à la cour de Victor-Amédée III, roi de Sardaigne, leur aïeul maternel, sous les yeux duquel leur éducation fut achevée. Devenu grand d'Espagne de la première classe en 1789, il quitta, avec ses «augustes» élèves, la cour de Turin.

DUPIN CHARLES ANDRE, COMMISSAIRE DU DIRECTOIRE EXECUTIF DU DEPARTEMENT DE LA NIEVRE

MESURES D'ORDRE PUBLIC - CIRCULAIRE MANUSCRITE AUX COMMISSAIRES PRES LES CANTONS SIGNEE DE DUPIN VISANT A PREVENIR ET EMPECHER LES DESORDRES

- 1 f. double in-quarto à entête du Département de la Nièvre, avec dessous de la main de DUPIN "MESURES D'ORDRE PUBLIC" : - Nevers, le 12 ventôse an 7 (27 février 1799),

- TEXTE : "CIRCULAIRE - Mesures d'ordre public. Le Commissaire du Directoiredu Département de la Nièvre, Aux Commissaires près les Cantons, Voicy le moment citoyen Commissaire ou vous devez faire retentir le Canton que le gouvernmeent a confié à votrre surveillance des Sages Conseils que vous donne chaque année la Constitution dans l'Art. 37 ainsy conçu : "Les Citoyens se rappelleront sans cesse que c'est de la sagesse des choix dns les assemblées primaires et électorales, que dépendent principalement la durée, la conservation et la prospérité de la République". Mais pour remplis les voeux salultaires de cet article et celuy de l'art 377, il faut prévenir et empêcher les désordres qui ont affligé notre Département dans les années précédentes, il faut assurer d'avnce la sureté individuelle et la liberté Constitutionnelle des Citoyens dans les Assemblées primaires et communales. Si vous avez au contraire quelque sujet de craindre qu'elles ne sooyent menacées indiquez moy sans délay les causes de cette crainte, signalez moy des mesures que vous aurez prises ou de celles que vous jugeriez ne pouvoir l'être que par l'autorité Supérieure, afin que je puisse vous transmettre à temps utiles toutes les instructions nécessairezs. Salut et Fraternité./. SIGNE DUPIN" . Elu Représentant du Département de la Nièvre sous la monarchie constitutionnelle, au Conseil des Anciens sous le Directoire, puis au Corps législatif sous le Consulat. Attaché à sa ville natale, il finit sa carrière comme magistrat et administrateur local à Clamecy. Il appartient à la famille des Dupin originaires de Varzy et Donzy dans le Nivernais.

LACRETELLE CH.

HISTOIRE DE L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE

- EDITION ORIGINALE. 1821, A Paris, Chez Treuttel et Würtz. Et Strasbourg et à Londres. - Complet des 2 volumes in-8. demi reliure veau glacé d'époque impeccable. - 1er Vol. : p. de fx titre, p. de titre, v p., 457 p. dont Tables. - 2me Vol. : p. de fx titre, p. de titre, 447 p. dont Tables.

LEMAS TH.

LE CHER REVOLUTIONNAIRE. MGR de PUYSEGUR - UNE ELECTION D'EVEQUE EN 1791.

1887, Saint Amand, Imprimerie du NOUVELLISTE - Brochure in-8, 5 p.

Mgr de Puysegur ayant refusé de prêter de se soumettre à la constitution civile du clergé, il fut démis et remplacé.

MAURICE RUFIN - ROGER PENAU - ASSOCIATION NATIONALE DES CROIX DE GUERRE - ALEXIS DE BROCA

PARTITION ET TEXTES ORIGINAUX de l'HYMNE "NOUS VOICI LAFAYETTE" OFFERT A L'AMERICAN LEGION PAR LA XIe REGION. NANTES. 26 et 30 MAI 1939.

- 26-30 mai, CONGRES DE NANTES. - MANUSCRITS ORIGINAUX DE L'HYMNE "NOUS VOICI LAFAYETTE" "HERE WE ARE LAFAYETTE" Paroles de MAURICE RUFIN, Musique de M. RUFIN et Orchestration de ROGER PENAU. - Sous Portfolio cartonné et emboîtage, Chemise à entête de l'ASSOCIATION NATIONALE DES CROIX DE GUERRE aux INVALIDES : HYMNE "NOUS VOICI LAFAYETTE" Offert à l'American Region par la XIe REGION NANTES. - Portfolio in-quarto oblong de parchemin, premier plat décoré d'une AQUARELLE signée d'Alexis de BROCA avec la date du 27 mai 1939 orné aux quatre coins des Portrait aux lavis d'encre de WASHINGTON G., du Général de LAFAYETTE, de Benjamin FRANKLIN et de Franklin ROOSVELT. Drapeaux Français et Américains, Cordon vert de retenue. - SONT JOINTS EN CADEAU : LES MANUSCRITS ORIGINAUX DE - LA PARTITION MANUSCRITE Format in-folio, sur portées pré-imprimées avec les textes manuscrits, 8 pages manuscrites dont page de Titre. - SECOND TEXTE ORIGINAL MANUSCRIT TEXTE AMERICAIN COMPRENANT : 7 pages manuscrites avec texte au crayon sous les portées en Américain sur portées pré-imprimées - A l'intérieur, 2 feuillets de TAPUSCRIT DU TEXTE DU "HERE WE ARE LAFAYETTE" avec nombreuses notes en Américain au crayon. Manque la 4e Strophe. - JOINT Exemplaire de "THE PARIS POST" de décembre 1937 avec double page intérieure sur l'hymne Franco Américain.

- ROGER PENAU né le 30 juin 1886 à Brest (Finistère) en Bretagne et mort le 30 octobre 1961 à Pontoise, est un compositeur breton de musique classique. - MAURICE RUFIN probablement le père de Jean Christophe RUFIN natif de Bourges. - Alexis Louis DE BROCA (1868-1948) artiste peintre Nantais.

MENARD Philippe Romain, Général de Division

BABY Jean Volontaire. CONGE MILITAIRE - 1800

Feuillet in-quarto avec cachet de cire de la 34e Demi Brigade de la Division de la Ligurie de l'Armée d'Italie. "Attestons que les infirmités dont est atteint le Citoyen Jean Baby Volontaire à la 7eme Compagnie du 2eme Bataillon du Corps que nous administrons proviennenet de l'Evènement de la Guerre. GENES le 22 Thermidor an 8eme rép. Signé des officiers et du GENERAL de DIVISION MENARD".

- MENARD Philippe Romain, Général de Division de l'Empire né à Liancourt-Saint-Pierre en 1750 et mort à Paris en 1810 à Paris. Il commence sa carrière en 1775 comme soldat dans le régiment de Champagne. Promu général de brigade dans l'armée d'Italie le 24 novembre 1794, il passe ensuite dans celle d'André Masséna. À ce poste, il est envoyé sur les frontières de la Suisse pour soutenir l'insurrection du Pays de Vaud contre le canton de Berne. Le 23 janvier 1798, à la suite d'un incident impliquant un de ses aides de camp et deux hussards, il proclame l'indépendance du Pays de Vaud et envahit la région avant d'être remplacé par le général Guillaume Brune. Il est ensuite nommé général de division le 7 février 1798. Il rejoint l'armée d'Helvétie en 1799 et participe à la bataille de Zurich. En 1800 il sera Général de division dans l'Armée d'Italie, division de la Ligurie. Son nom apparait sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile.

PYAT Félix

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE de FELIX PYAT au REDACTEUR EN CHEF DU SIECLE A PROPOS DE SA CANDIDATURE dans la huitième circonscription de la SEINE en FEVRIER 1871

- 1 f. bleu in-quarto titré "Campagne" - "Nous sommes priés de reproduire la lettre suivante : Au Rédacteur en Chef Le Siècle. Monsieur, Le Siècle annonce que je me désiste de la candidature insermentée dans la huitième circonscription électorale de la Seine. J'ai écrit et signé que tout homme qui se porte candidat doit être suspect ou de ne pas comprendre la gravité du mandat ou de vouloir s'en jouer Je ne me suis donc par porté,j'ai été porté. Je ne me uis pas proposé ; je n'ai donc pas à me retirer. Les électeurs de la huitième circonscription qui tiennent à avoir une conscience, s'entêtent à le prouver. C'est leur affaire pas la mienne. Agréez Monsieur, mes salutations confraternelles. SIGNE Félix Pyat".

- FÉLIX PYAT (1810-1889) Vierzon 1810-St Gratien 1889). Ami de Jules Sandeau d'Henri de Latouche et de George Sand. Compagnon de Lamenais. Juriste de formation, Journaliste, Ecrivain avec Ango et Mathilde en collaboration avec E. SUE, Homme politique d'extrême gauche, ami des grandes voix de la gauche de l'époqueil sera LE PLUS CONDAMNE DES HOMMES POLITIQUES à ce jour ; il cumulera les condamnations à la prison (29 ans et 5 mois, à la Déportation, assumera 2 longs exils à Londres dont il reviendra après les lois d'amnistie de 1851 et de 1881, il sera CONDAMNE A MORT en 1873 par le Conseil de Guerre. Il aidera Louis Blanc à s'échapper. Il fondera après avoir été collaborateur du Figaro le journal "LA COMMUNE". Membre de la Première Internationale des Travailleurs à Londres Branche Française. On retiendra entre autre de lui ses luttes de 1848 et de la Commune et son inlassable combat pour la liberté de la presse et celle du Travail.