Sujet : autographe

11 résultats

CHAPELAIN-MIDY Roger

3 CARTES POSTALES MANUSCRITES D'UN VOYAGE A LONDRES ET DE BELGIQUE et HOLLANDE

1932, - 2 CARTEs POSTALES MANUSCRITES ENVOYEES DE SOUTHAMPTON à ses parents. - 1 Carte POSTALE manuscrite signée non datée de DEN HAAG.

DREUX-BREZE (Henri Scipion Charles, Marquis de)

L.A.S. Du MARQUIS DE DREUX-BREZE

- 4 septembbre 1867, 2 ff. bleus dont 1 page manuscrite probablement destinée à un Expert forestier suite à sa nomination par le Tribunal. - TEXTE : "Monsieur, A son retour de Saint Amand ou l'avait appelé le procès pendant contre la Commune de Cuffy, M. LAVARENNE et nous, M. LEPETIT m'a mandé que vous aviez été désigné par le Président du Tribunal de cette ville pour diriger une enquête et faire un rapport sur une autre difficulté entre entre M. LAVARENNE et nous et relative à la propriété d'un certain nombre d'arbre plantés sur la chaussée d'un étang nous appartenant. Ce choix m'a fait grand plaisir, car je sais combien nous pouvons compter sur votre esprit d'impartialité et votre juste appréciation des faits. Je ne viens donc point chercher à défendre .. droits ; ma seule pensée en prenant la plume est de vous exprimer mon désir que cette enquête ait lieu et que votre rapport soit rédigé et envoyé au tribunal le plus tôt qu'il vous sera possible afin que cette question litigieuse soit promptement réglée d'une manière définitive. Recevez l'expression de mes sentiments distingués. Signé Mis de Dreux-Brézé. Paris le 4 7bre 67, 9 place du Palais Bourbon".

DUC DE BETHUNE-CHAROST Armand Joseph

L.A.S. du Duc de BETHUNE CHAROST CONCERNANT L'HOTEL DIEU ET LA CURE DE MAREUIL DEMONTRANT SON ALTRUISME ET SA GENEROSITE

Paris ce 21 avril 1746, - 2 ff. in-quarto dont 3 pages autographes manuscrites, PROBABLEMENT à son homme d'affaire concernant des bien d'église et son souhait de DONNER PLUTOT QUE RETENIR. - TEXTE : "Je vous envoye Monsieur un mémoire que j'ay fait en abrégé sur ceux que le Sr Toubeau Ancien Curé de Mareuil m'a envoyé sur plusieurs chefs qui concernent l'Hotel Dieu de Mareuil et la Cure du Dit Lieu : comme je ne veux profiter rien qu'à bon titre et justement et quoique il y a lieu de croire que feu mon beau père et mon beau-frère n'estoient point des usurpateurs du bien d'autruy et intérêts de celuy de l'église, je vous seray bien obligé si vous voulez bien avoir la bonté de vous adresser aux Srs Laure Procureur fiscal de la Cure à Mr Gaillard Curé ... Concierges et autres que vous jugerez à propos pour qu'ils vous donnent les éclaircissements nécessaires pour pouvoir décider sur tous les faits avancés par le Sr Toubeau. Je me conformeray à ce qu'il vous réglerez, et à ce que vous jugerez équitables dans les cas ... j'ayme mieux donner que retenir, je vous prie d'être persuadé de la sincérité des sentimens avec lesquels je vous honore et suis très parfaitement Monsieur vostre très humble et très obéissant serviteur. Signé Le Duc de Bethune.

Armand-Joseph de Béthune, duc de Chârost, né le 1er juillet 1738 à Versailles, mort le 27 octobre 1800 à Paris, lieutenant-général, créateur de plusieurs institutions charitables. Il s'est fait un nom par sa philanthropie et par son zèle pour les progrès de l'agriculture et de l'industrie. Louis XV à ses courtisans en dit : « Regardez cet homme; il n'a pas beaucoup d'apparence, mais il vivifie trois de mes provinces. »1. Favorable à l'abolition des privilèges, il est maire de l'ancien 10e arrondissement de Paris, et il échappe à la Terreur grâce au soutien des habitants du pays de Meillant, mais son unique héritier est guillotiné en avril 1794. En 1800, il meurt en fonctions de maire, victime de son dévouement, en soignant des malades sourds-muets de Paris atteints de la petite vérole, à l'âge de 62 ans. (Il avait été marié à Louise-Suzanne-Edmée de Martel qui mourut le 6 octobre 1779. Il se remaria avec Henriette-Adélaïde-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel, le 17 février 1783. Son action philanthropique l'avait fait aimer en Berry. Les pétitions des habitants du pays lui ont permis d'échapper à la guillotine pendant la Terreur alors que son seul fils survivant fut guillotiné le 26 avril 1794. Il est mort à Paris le 28 octobre 1800. Par testament du 3 juin 1798, il avait fait de sa seconde femme son héritière. Elle s'occupa peu du château.)

DUCHESSE D'ORLEANS Princesse Royale (ASSELINE Secrétaire)

ENVOI D'UNE SOMME DE TROIS CENT FRANCS POUR LA PROTEGEE DE LA BARONNE DE GALBOIS

- Lettre manuscrite à Entête du Secrétariat de Madame la Princesse ROYALE datée des TUILERIES le 24 mai 1842, 2 ff. in-8 dont une manuscrite de la main du Secrétaire ASSELINE. "D'après l'ordre de Madame la Duchesse d'Orléans, Mr Asseline s'empresse d'envoyer à Madame la Baronne de Galbois pour sa protégée une somme de trois cents francs tant au nom de S.A.R. qu'au nom de Mgr le Duc d'Orléans qui a bien voulu contribuer à cette bonne oeuvre. Mr Asseline saisit cette occasion pour offrir à Madame la Baronne de Galbois ses hommages très respectueux. TUILERIES ce 24 mai 1842".

- ASSELINE Adolphe(1806-1891) Secrétaire du Duc et de la Duchesse d'Orléans.

FELIX PYAT

CORRESPONDANCE DE 155 LETTRES AUTOGRAPHES LA PLUPART D'EXIL SIGNEES DE FELIX PYAT (1852 à 1880) & 2 DOCUMENTS MAJEURS DONT DE LA PREMIERE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS BRANCHE FRANCAISE de LONDRES. PHOTO DEDICACEE. ARTICLES DE PRESSE.

- ALBUM RELIE demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs, pièce de titre. - ENSEMBLE DE 158 DOCUMENTS dont 155 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNEES soit environ 250 pages manuscrites signées avec ou sans entête personnel les dernière à entête de son journal "LA COMMUNE", la plupart d'Exil à Londres, à EUGENE CHATELAIN, mais aussi à GENTIL, SALLELE, au REDACTEUR DE L'OPINION NATIONALE, au Rédacteur du FIGARO etc... LETTRE DE LA PREMIERE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS, PHOTO DEDICACEE, LETTRE DU MINISTRE DE L'INTERIEUR A SON ENDROIT, 2 ARTICLES DE PRESSE. - LETTRE DE LA PREMIERE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS, BRANCHE FRANCAISE LONDRES. Cachet rouge humide. 2 ff. dont 3 p. manuscrites. Signée du Secrétaire (cf. MAITRON Dictionnaire du Mouvement Ouvrier) G. PETRE et Adressée au Citoyen F. PYAT : "La Branche Française de l'Association Internationale des Travailleurs, dont vous êtes membre a résolu unanimement de vous féliciter sur l'attitude vraiment Révolutionnaire que vous avez prise aussitôt votre retour en France après vingt ans d'exil. Votre retour sera marqué dans les pages de l'HISTOIRE pr deux écrits aussi courageux que logiques ; sublimes de modestie et de vérité LE MAL ET LE REMEDE. Le mal : Tyrannie Politique et Religieuse. Le Mal : Union et Révolution. Vous avez nettement posé la question. Au peuple de le résoudre. Qu'il suive donc votre conseil, qu'il le place sur son propre terrain, celui de Souveraineté imprescriptible et inaliénable. Là toutes ses forces vives de la Démocratie radicale pourront s'entendre pour agir et vaincre. Si "la Blouse est l'uniforme de Sa Liberté" que la Plume soit son Sceptre et la Justice son glaive. Que les travailleurs des mains s'unissent au travailleurs de la Pensée, que la formule traditionnelle Liberté Egalité Fraternité soit le mot de ralliement, que la Révolution Politique et Sociale soit le but, que ce but soit bien défini ; point d'équivoque, jamais de compromis. Que le Paysan sache bien que Sa Révolution n'en veut point à son champ ni à sa chaumière, qu'elle veut au contraire le dégrever de toutes Hypothèques, de tout impôt indirect, et lui assurer comme au travailleur des villes le bénéfice intrinsèque de son produit. Que tout le monde sache que le Travail sous toutes ses formes est la source de tout bien et est de toute morale, qu'il doit être la base fondamentale du Pacte Social de la République Française. Que Révolution veut dire Justice, Droit et Liberté, ordre et vie, qu'il est glorieux de la servir. Que Tyrannie veut dire Spoliation, désordre et mort, que c'est crime de la servir et honte de la subir. Qu'il faut qu'elle tombe (disparaisse) pour que le mal disparaisse pour que le bien surgisse, pour que le Progrès s'affirme, pour que le Droit règne, pour que la justice gouverne, pour que la France marche librement dans la voie tracée par nos Pères vers le but fixé par son génie : émancipation intégrale et générale , République démocratique, Sociale Universelle. Pour la Branche Française Salut et Fraternité. De Londres Le Secrétaire L. PETRE" Suit un PS (IMPORTANT) Cher Citoyen, Je joins le montant de la souscription de la Branche Française, 25 francs, pour les victimes d'Aubin, tombés sous les balles Impériales pour la Défense du µDroit au Travail et à l'existence. La Société toute entière vous prie de bien vouloir user de toute votre influence pour donner de la publicité à cette lettre dans les colonnes du Courageux RAPPEL signé L. PETRE. L e Citoyen Berton vous serre chaleureusement la main. Monogramme." - IMPORTANTE ET TRES CONFIDENTIELLE LETTRE SIGNEE de 2 ff., 1 p. manuscrite signée, très Confidentielle en date du 2 août 1849 du Ministre de l'Intérieur DUFAURE adressée au Préfet indiquant qu'"on a quelques raisons de croire que le Sr F. PYAT représentant du Peuple contre lequel l'Assemblée Nationale a autorisé les poursuites est actuellement caché aux Bordes chez M. EUGENE SUE et lui demande de ne pas donner l'éveil au Sr Pyat pour toutes mesures qui seraient propres à amener son arrestation et lui rendre compte des perquitions prescrites". - Une Photo de Félix PYAT avec envoi signé "à une amie inconnue". - 155 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNEES de 1852 à 1880 pour la plupart d'Exil à son ami Eugène Châtelain et autres. Il ressort souvent de ses lettres, l'Homme de LA CHATRE (de LATOUCHE). A l'Opinion Nationale au sujet du journal la France Libre dont il ne compte pas prendre la direction ; au Figaro en 69 "Non Monsieur, je n'ai pas oublié la promenade au quartier-latin avec Delatouche, George Sand et Jules Sandeau.. je n'ai pas oublié surtout un quatrième compagnon dont vous ne parlez pas, le peintre Jules Decaudin mort à Lambessa (de Vierzon) et condamné ; à un ami en 1869 "j'ai tout lieu de croire que j'ai réussi à ne pas être candidat contrairement à ce qu'annonce un journal anglais et évoque les inassermentés dont il propage la thèse contre la constitution et indique qu'un homme de la police le suit" ; à Châtelain " Et bien ! Berrichon ! j'y suis ! en pleine vendange.." ; de retour en france ""le gâchis que je prévoyais a dépassé tous mes calculs, les troupes de tous les côtés, enquêtes et informations publiques et secrètes sur l'état de l'opinion, sur la disposition de la bourgeoisie en cas de second coup d'état.." puis plus tard se félicitant d'être rentré appelle "à la commune révolutionnaire", dénonce la trahison de Ledru, défend une candidature ouvrière, évoque les ouvrier de Charonne "C'était la Commune". Il cite les journaux l'Appel et le Réveil, il dirige lui-même le Journal Combat. Absence de correspondance entre 1870 et 1871. Pyat est installé à Hastings puis à Margate sous le nom de M. HENRY puis GILBERT et correspond avec son ami Parisot en poste restante à Lausanne. En 1874 il évoque ses relations avec Maurice Lachâtre, parle de "l'Ane Gambon..", de Naquet, Gambetta, Thurigny de la Nièvre, Delorme. De Louis Blanc et de Vernouillat. Des relation orageuses entre Thiers et Gambetta. Il évoque la création d'un Journal "Travail", des encouragement de Garibaldi. Il évoque la mort de "notre vénérable berrichonne". Les années suivantes il est toujours préocuppé par la création d'un Journal pour contrebalancer la presse bourgeoise et fait part de ses appréciations sur les journaux existants. Les événement de Septembre , la menace de Mac Mahon, les funérailles de Thiers. Il évoque le vrai peuple celui de Belleville et de Buzançais, le peuple du Combat et du Travail. Reste pour lui le financement de son journal, il lui manque 30 000 fr. Les événements de 1877 avec la défiance de Gambetta à l'Assemblée contre Mac Mahon "..il n'y a pas que leur place en danger, .. je parle de la vie de la France. Le coup d'Etat es prêt.. au premier signal les quatre cent mille esclaves du Président passeront les Thermopyles malgré les trois cents spartiates de Léonidas Gambetta.." "Il faut une voix pour dire la vérité au peuple.". Dès 1878 le montant du cautionnement est trouvé pour fonder "LA COMMUNE AFFRANCHIE". succès, sur un tirage de 20000, 18000 sont vendus. Mais la parution cessera après la première année. Etc... il est impossible de recenser toute la richesse de cette très riche correspondance. - 2 coupures de presse en fin concernant F. PYAT.

- FÉLIX PYAT (1810-1889) Vierzon 1810-St Gratien 1889). Ami de Jules Sandeau d'Henri de Latouche et de George Sand. Compagnon de Lamenais. Juriste de formation, Journaliste, Ecrivain avec Ango et Mathilde en collaboration avec E. SUE, Homme politique d'extrême gauche, ami des grandes voix de la gauche de l'époque dont CHATELAIN AVEC QUI IL ENTRETIENT UNE CORRESPONDANCE REGULIERE, il sera LE PLUS CONDAMNE DES HOMMES POLITIQUES à ce jour ; il cumulera les condamnations à la prison (29 ans et 5 mois, à la Déportation, assumera 2 longs exils à Londres dont il reviendra après les lois d'amnistie de 1851 et de 1881, il sera CONDAMNE A MORT en 1873 par le Conseil de Guerre. Il aidera Louis Blanc à s'échapper. Il fondera après avoir été collaborateur du Figaro le journal "LA COMMUNE". Membre de la Première Internationale des Travailleurs à Londres Branche Française. On retiendra entre autre de lui ses luttes de 1848 et de la Commune et son inlassable combat pour la liberté de la presse et celle du Travail. - EUGENE CHATELAIN (1829-1902), Ouvrier Ciseleur de formation, libre penseur, il participe aux combats de rue de 1848, de décembre 1851, de la Commune de 1871 à la suite desquels il est contraint d'émigrer en Angleterre pour revenir en france en 1879. Il crée divers Journaux dont la "Jeune République" en 1849, l'"Ouest Parisien" et publie avec MIOT "La Commune de Paris". Chansonnier, il publiera 2 recueils de chanson "LES EXILES" et "MES DERNIERES ANNEES".

MAUROIS ANDRE

DIEN BIEN PHU, L.A.S. D'ANDRE MAUROIS A MADAME LA GENERALE BLANC A PROPOS D'UN LIVRE OUBLIE

- L.A.S. 1 p. in-8 avec son Enveloppe bleue du Dimanche 21 IV 63 TEXTE : "Chère Madame, Je m'excuse d'avoir gardé aussi longtemps le livre que vous m'aviez si aimablement confié - mais je ne le regrette pas car plusieurs amis en ont bénéficié. L'auteur a osé dire des vérités que seuls les inconditionnels ou les simples ne veulent pas admettre. Le mensonge hélas !! a fait tache d'huile et le courant sera difficile à remonter. Ne désespérons pas. Veuillez, avec mes vifs remerciements accepter Madame, mes sentiments très respectueux. Signé MAUROIS".

- La France a ignoré un rapport militaire du Général BLANC préconisant d'évacuer Dien Bien Phu. Le désastre de Dien Bien Phu était prévu et des milliers de victimes étaient évitables, affirme l'historien Roger Delpey, selon qui un rapport militaire, ignoré par les autorités de l'époque, préconisait dès le début du mois de février 1954 d'évacuer les troupes françaises de la cuvette du nord du Vietnam. Au lieu de cela, du 13 mars au 7 mai 1954, elles ont été encerclées et pilonnées par l'artillerie viet-minh, faisant 1500 morts dans le camp français. "En février 1954, trois mois avant la chute de Dien Bien Phu, il aurait été possible d'évacuer Dien Bien Phu et on n'aurait pas connu cette finale dramatique", avance Roger Delpey dans un entretien téléphonique accordé mercredi à l'Associated Press. "Le devoir de mémoire, en raison des 50 ans passés, ne peut pas être sans un corollaire: le devoir de vérité", ajoute l'auteur de "Dien Bien Phu, Histoire d'une trahison" (Ed. Grancher) qui vient de paraître. "En janvier 1954, le général Clément Blanc, chef d'état-major de l'armée de Terre, est allé en Indochine à la demande du gouvernement français avec pour mission de faire un rapport sur la situation en Indochine et particulièrement sur la base de Dien Bien Phu", raconte-t-il. Sur place, le général Blanc s'est rendu compte "qu'il y avait un défaut capital dans la préparation française: on avait complètement ignoré l'artillerie" ennemie en pensant que "le Viet-minh n'aurait pas les moyens de hisser les pièces d'artillerie sur les crêtes des montagnes environnantes". Avec son bras droit, le colonel Henri Mirambeau, il a "rédigé les 8 et 9 février 1954 un rapport de 16 pages dont la conclusion était: il faut d'urgence évacuer Dien Bien Phu, qui est une place forte promise à la destruction", rapporte Roger Delpey, qui s'est entretenu à plusieurs reprises avec chacun des deux militaires et a eu sous les yeux un exemplaire de ce rapport. Le 10 février au matin, une réunion rassemble à Saïgon le ministre de la Défense René Pleven, son secrétaire d'Etat à la Guerre Pierre de Chevigné et le chef d'état-major des armées, le général Paul Ely. Le général Blanc leur lit son rapport et "la conclusion fait l'effet d'un coup de tonnerre", note l'historien. René Pleven était porteur d'une délégation de pouvoirs pour la conduite de la guerre d'Indochine, délégation remise par le président du Conseil Joseph Laniel. Pourtant, il ne modifie rien. "René Pleven explique qu'il n'est pas question d'évacuer Dien Bien Phu, car nous avons pris des engagements envers les Etats-Unis et envers le gouvernement vietnamien", affirme Roger Delpey. A l'époque, Washington fournissait des armes et des "budgets très conséquents" au gouvernement français pour qu'il tienne son dispositif militaire en Indochine, "car c'était l'époque où les Etats-Unis portaient haute la bannière de la lutte anticommuniste". Or, le retrait était techniquement possible. Le général Pierre Fay, chef d'état-major de l'armée de l'Air, a assuré au général Blanc, avant la réunion de Saïgon, qu'il pouvait "évacuer la garnison de Dien Bien Phu en cinq ou six jours par des moyens aériens", emporter une partie du matériel et faire sauter le reste. "Les troupes les plus valeureuses du Viet-minh n'étaient pas encore proches, elles convergeaient" vers la cuvette. Roger Delpey pense que le rapport Blanc "a été étouffé". Le général Henri Navarre, commandant en chef en Indochine, avait décidé d'utiliser Dien Bien Phu pour "protéger le Laos en attirant les unités viet-minh et en les cassant à cet endroit précis", rappelle l'historien. Or "il ignorait la rédaction de ce rapport et la conclusion. Il ne l'a appris que beaucoup plus tard". "On n'a jamais vu un chef de guerre ne pas être informé d'un fait revêtant une telle importance", remarque-t-il.

MICHIELS Alfred, Bibliothécaire de l'Ecole des Beaux Arts. EMILE DESCHAMPS - ANTONI DESCHAMPS.

L.A.S. EMILE DESCHAMPS à ALFRED MICHIELS. 1841 POESIES D'EMILE A ANTONI & D'ANTONI A EMILE. 2 Volumes. 1841

- LETTRE AUTOGRAPHE du 13 août 1841 SIGNEE d'Emile DESCHAMPS à Alfred MICHIELS évoquant la réédition de son "POESIES" épuisé. - 2 Volumes in-8 demi basanes bleues à caissons dorés et pointillés aux nerfs, toutes tranches marbrées. - POESIES D'EMILE DESCHAMPS à son frère ANTONI, L.A.S. de MICHIELS jointe, gravure frontispice de JACQUAND, p. de titre, viii p. de préface d'avril 1841, 258 pages. Table. - POESIES DE ANTONI DESCHAMPS à son frère EMILE. Augmenté. 1841, Paris, DELLOYE. Gravure frontispice de BOULANGER, p. de titre, 232 pages. Table. -- TEXTE L.A.S. (Il évoque sa nouvelle édition plus complète, et son intervention auprès de l'Editeur DELLOYE en faveur de MICHIELS pour ses Etudes sur l'Allemagne): "Paris, le 13 août 1842, Je vous remercie et je me félicite beaucoup de l'attention que vous avez bien voulu donner à cette préface qui à l'époque de son apparition résumait assez complètement la question poétique. Dès que la nouvelle édition de mes "POESIES" paraîtra ... Vous me permettrez d'aller vous en offrir un exemplaire, je n'en ai plus d'aucune façon, et le 1er Tirage de DELLOYE est certainement épuisé sera beaucoup plus .. et contiendra quelques pièces inédites. Dès que j'en aurai vous l'aurez, mais combien je vous serai redevable ! Vos études sur l'allemagne dont j'ai déjà lu un volume 1/2 me ravissent ... ! et comme vous embrassez l'ensemble de ce beau pays ! votre préface... Quant à M. DELLOYE, les difficulté ne peuvent pas venir de votre ouvrage, mais de la complication actuelle dans les entreprises et d'un encombrement d'une maison ; je lui ai dit tout ce qu'on peut dire à votre sujet, la question n'est pas là.... aucune autre sollicitation n'y ferait rien, mais j'espère encore et le désire vivement pour vous et pour lui comme je le lui ai écrit. A bientôt Monsieur mon voisin.."

- TRES JOLIES RELIURES JUMELLES POUR CES DEUX POESIES MUTUELLES DES DEUX FRERES ENRICHIES D'UNE LETTRE AUTOGRAPHE D'EMILE à Alfred MICHIELS. - MICHIELS Alfred (1813-1892), Ecrivain. Bourguignon, il voyage, fait ses études de Droit à Strasbourg et devient Bibliothécaire de l'Ecole des Beaux Arts. Ami de Chateaubriand, de Sainte Beuve qui le recommander à David d'Angers en 1838. Auteur d'HISTOIRE de la PEINTURE FLAMANDE, et de l'Etude sur l'Allemagne et sur l'Angleterre. - EMILE DESCHAMPS DE SAINT AMAND, dit Émile Deschamps, né à Bourges le 20 février 1791 et mort à Versailles le 23 avril 1871, poète français du xixe siècle. Émile Deschamps était le frère d’Antony Deschamps. Fut l'un des initiateurs du mouvement romantique et fonda en 1824 avec HUGO la MUSE FRANCAISE avec Vigny, Nodier etc. Il composa et traduisit de l'Allemand, pour les plus grands compositeurs romantiques tels que Berlioz, Liszt, Schubert etc.. d'innombrables oeuvres et livrets. - ANTONI DESCHAMPS : Antoine-François-Marie Deschamps de Saint Amand, 1800-1869, Dramaturges, écrivain et poète français. Frère de l’un des premiers représentants du mouvement romantique, Émile Deschamps, dont il a secondé l'influence littéraire. Il a écrit lui-même quelques poésies, particulièrement des Satires politiques, parues en 1831. Sa traduction (partielle) en vers de la Divine Comédie de Dante, parue en 1829, lui valut une certaine renommée. Il travailla également avec son ami Hector Berlioz.

MONSEIGNEUR LE DUC D'ORLEANS & Madame la MARECHALE Ctesse de LOBAU

INVITATION A LA BARONNE DE GALBOIS A PASSER LA SOIREE CHEZ LEURS ALTESSE ROYALES

Feuillet in-8, Imprimé manuscrit encre brune en date du Samedi 8 janvier 1842 invitant la Baronne de Galbois à passer la soirée chez LEURS ALTESSES ROYALES.

PYAT Félix

L.A.S. ADRESSEE A SON EDITEUR A. DUPONT QUI ATTEND LE RETOUR DE SA PIECE ANGO DU MINISTERE (CENSURE) et FIXATION DU PRIX DE VENTE DE SA PIECE. 1835

- 1er juillet 1835. - 2 ff. in-huit, 1 p. manuscrite et Destinataire. - L.A.S. adressée à Monsieur Dupont (Son Editeur), nb. chaque feuillet porte en haut à gauche un timbre gauffré portant une couronne... - TEXTE : Mon cher Dupont, Je n'ai eu de place d'aucune nature, attendu que celà n'est pas revenu encore du Ministère ou il est avec le manuscrit depuis ce matin neuf heures, à demain donc. Quant à la vente du manuscrit il est à vous pour trois cents francs, pas un centime de moins. Signé Félix Pyat". DESSOUS : "Reçu de Monsieur Barbeau la somme de Trois cent francs pour sa moitié du manuscrit de la Pièce d'Ango de MM. Félix Pyat & Luchet, Paris le Ier juillet 1835 Signé A. Dupont".

IMPORTANT DOCUMENT POUR L'HISTOIRE DE LA LITTERATURE POLITIQUE. On lit dans sa préface "le monstre (le monarque) a hurlé par la gueule de ses journaux,il fallait qu'il se fût senti blessé au vif"...". Cette pièce ANGO sera jouée pour la première fois le 29 juin 1935 et édité chez A. DUPONT en 1835. ANGO est un Drame Politique en 5 actes et 6 tableaux avec un épilogue de F. PYAT et Auguste LUCHET. - FÉLIX PYAT (1810-1889) Vierzon 1810-St Gratien 1889). Ami de Jules Sandeau d'Henri de Latouche et de George Sand. Compagnon de Lamenais. Juriste de formation, Journaliste, Ecrivain avec ANGO avec LUCHET et Mathilde en collaboration avec E. SUE, Homme politique d'extrême gauche, ami des grandes voix de la gauche de l'époqueil sera LE PLUS CONDAMNE DES HOMMES POLITIQUES à ce jour ; il cumulera les condamnations à la prison (29 ans et 5 mois, à la Déportation, assumera 2 longs exils à Londres dont il reviendra après les lois d'amnistie de 1851 et de 1881, il sera CONDAMNE A MORT en 1873 par le Conseil de Guerre. Il aidera Louis Blanc à s'échapper. Il fondera après avoir été collaborateur du Figaro le journal "LA COMMUNE". Membre de la Première Internationale des Travailleurs à Londres Branche Française. On retiendra entre autre de lui ses luttes de 1848 et de la Commune et son inlassable combat pour la liberté de la presse et celle du Travail.

PYAT Félix

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE de FELIX PYAT au REDACTEUR EN CHEF DU SIECLE A PROPOS DE SA CANDIDATURE dans la huitième circonscription de la SEINE en FEVRIER 1871

- 1 f. bleu in-quarto titré "Campagne" - "Nous sommes priés de reproduire la lettre suivante : Au Rédacteur en Chef Le Siècle. Monsieur, Le Siècle annonce que je me désiste de la candidature insermentée dans la huitième circonscription électorale de la Seine. J'ai écrit et signé que tout homme qui se porte candidat doit être suspect ou de ne pas comprendre la gravité du mandat ou de vouloir s'en jouer Je ne me suis donc par porté,j'ai été porté. Je ne me uis pas proposé ; je n'ai donc pas à me retirer. Les électeurs de la huitième circonscription qui tiennent à avoir une conscience, s'entêtent à le prouver. C'est leur affaire pas la mienne. Agréez Monsieur, mes salutations confraternelles. SIGNE Félix Pyat".

- FÉLIX PYAT (1810-1889) Vierzon 1810-St Gratien 1889). Ami de Jules Sandeau d'Henri de Latouche et de George Sand. Compagnon de Lamenais. Juriste de formation, Journaliste, Ecrivain avec Ango et Mathilde en collaboration avec E. SUE, Homme politique d'extrême gauche, ami des grandes voix de la gauche de l'époqueil sera LE PLUS CONDAMNE DES HOMMES POLITIQUES à ce jour ; il cumulera les condamnations à la prison (29 ans et 5 mois, à la Déportation, assumera 2 longs exils à Londres dont il reviendra après les lois d'amnistie de 1851 et de 1881, il sera CONDAMNE A MORT en 1873 par le Conseil de Guerre. Il aidera Louis Blanc à s'échapper. Il fondera après avoir été collaborateur du Figaro le journal "LA COMMUNE". Membre de la Première Internationale des Travailleurs à Londres Branche Française. On retiendra entre autre de lui ses luttes de 1848 et de la Commune et son inlassable combat pour la liberté de la presse et celle du Travail.

WILSON Daniel

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNEE DE DANIEL WILSON GENDRE DU PRESIDENT GREVY INVITANT LE SYNDIC MEYER A DEJEUNER A L'ELYSEE

Lettre Autographe Signée à entête de la Chambre des Députés, 1 f. in-huit daté Paris le 8 mai 1888, invitant le Conseiller Syndic de Paris (Gustave MAYER) à déjeuner à l'ELYSEE.

Daniel Wilson, né le 6 mars 1840 à Paris et mort le 13 février 1919 à Loches, est un homme politique français. Il est resté célèbre pour son implication dans le scandale des décorations, qui amène son beau-père, le président de la République française Jules Grévy à démissionner. Daniel Wilson se trouve être un trafiquant de haut vol, vendant depuis un bureau du palais de l'Élysée des décorations et médailles au prix fort, monnayant aussi son intervention pour obtenir des marchés publics ou la grâce présidentielle